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Le triangle d’apprentissage

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Une synergie vertueuse

Les recherches menées par Gérard Chauveau ont montré que la cause n°1 de l’échec scolaire d’une bonne partie des enfants ordinaires [1] de milieu dit "populaire", se trouve dans le jeu à 3, dans la relation pédagogique enseignant-enfant-parents. Si ce triangle d’apprentissage fonctionne mal, l’enfant est presque toujours en difficulté dès la maternelle. Quand les parents restent "sur la touche", en dehors de l’activité scolaire-apprenante de leur enfant, en dehors de l’activité scolaire-enseignante de l’école, l’enfant risque fort d’être lui aussi "sur la touche", hors des apprentissages. L’absence ou la faiblesse des interactions cognitives entre ces 3 acteurs centrés sur l’apprentissage provoque ou fabrique de l’échec chez ces enfants : peu d’échanges cognitifs enseignant-élève à l’école, peu d’échanges cognitifs parents-enfants à la maison et peu d’échanges cognitifs et pédagogiques enseignant-parents.

Le rôle des aides familiales dans la réussite scolaire

Les enfants qui réussissent à l’école bénéficient de l’aide régulière de leurs parents ou d’un autre adulte de la famille. On parle avec eux de ce qu’ils ont fait ou appris en classe, on leur lit des livres, on s’intéresse à leur vie cognitive, intellectuelle.
Ces parents connaissent ces règles du jeu qui favorisent la réussite scolaire de leur enfant. Ils savent, de manière plus ou moins consciente, qu’une partie des apprentissages scolaires s’ancrent dans le cadre familial.

En général, ces activités n’existent pas ou très peu chez les enfants ordinaires qui ne réussissent pas à l’école. Leurs parents pensent que l’apprentissage est uniquement l’affaire de l’école et qu’ils ne sont pas compétents pour faire "comme il faut".

Or, tous les parents (ou presque) sont capables de participer au parcours scolaire de leur enfant en étant des supporters de celui-ci.

L’accompagnement des parents Coup de Pouce

L’important pour ces parents est de les associer à l’action pédagogique de l’école et à l’activité apprenante de leur enfant. Et c’est là le levier majeur des clubs Coup de Pouce. Les parents sont associés au club à travers différentes actions :

• en demandant aux enfants d’être des agents de liaison entre l’école et la maison,

• en donnant aux parents des objets, comme des jeux ou des livres, qui leurs permettent de reprendre, de relayer certaines activités cognitives faites en classe,

• en donnant aux parents quelques conseils pratiques : prendre quelques minutes, chaque jour, pour parler avec son enfant de ce qu’il a fait en classe et regarder ses cahiers.

Lorsqu’ils racontent ou montrent régulièrement à leurs parents ce qu’ils font et apprennent à l’école, les enfants deviennent capables de faire le lien entre ce qu’ils font et apprennent en classe et en dehors de la classe, entre les apprentissages scolaires et leurs expériences familiales.

C’est en renforçant le triangle d’apprentissage et en accompagnant systématiquement les parents que le Coup de Pouce souhaite agir sur la réussite des enfants pendant l’année Coup de Pouce et au-delà.

[1Qui ne souffrent ni de troubles cognitifs ni de troubles du comportement.