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Notre mission : agir en partenariat avec les villes et l’Education nationale pour permettre à chaque enfant, quel que soit son environnement social ou familial, d’accéder à un parcours de réussite scolaire.

Année scolaire 2016-2017

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Heures de
Coup de Pouce Clé
suivies par les enfants

2 6 4 8

Heures de formation dispensées aux acteurs de terrain

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FAQ

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Réponses aux questions les plus fréquentes concernant notre association et son action.

Pourquoi l’Éducation nationale ne fait-elle pas ce travail ?

Le rôle de l’école est de transmettre des connaissances et des valeurs, mais elle ne peut pas tout faire. C’est une institution que certains parents n’osent pas ou ne veulent pas aborder. Le premier rôle du Coup de Pouce Clé est donc d’instaurer un espace privilégié entre l’école et la maison sans que les enfants y voient la source d’un conflit avec leurs familles, lorsque celles-ci ont d’autres références. Un second rôle du Coup de Pouce Clé est de "mettre les parents dans le coup", de les aider à se sentir responsables de la réussite scolaire de leurs enfants, alors que, dans bien des cas, ils s’en croient incapables.

Chaque parent peut encourager son enfant même s’il n’a pas eu la chance de suivre des études, même s’il parle peu ou mal le français. Non seulement le Coup de Pouce Clé ne se substitue pas à l’école, mais il complète et valorise le travail des enseignants. Si l’animateur est parfois un enseignant, il n’est jamais celui des enfants du club. Il a été formé spécifiquement pour cette tâche et accomplit sa mission dans le respect du cahier des charges défini par l’Association Coup de Pouce. L’animateur n’est pas un pédagogue qui réussirait ce que l’école aurait raté : il donne à l’enfant le moment auquel il devrait avoir droit à la maison et valorise ce qui a été appris en classe.

Pour quelles raisons n’y a-t-il que 5 enfants dans chaque club ?

Un club est constitué de cinq enfants, ce qui est le « bon nombre » pour créer suffisamment d’émulation tout en permettant un suivi plus individualisé. Ce petit nombre est bénéfique aux enfants qui ont le profil pour participer au Coup de Pouce Clé : peu familiers chez eux de la culture écrite, timides, petits parleurs, ayant peu d’occasions d’échanges privilégiés avec un adulte autour de l’écrit, en dehors de la classe. Le groupe de 5 favorise à la fois l’entraide entre les enfants leur autonomie et le développement de leur confiance en soi.

Par ailleurs, l’efficacité du Coup de Pouce s’explique par le caractère très ciblé de l’action : c’est parce que le dispositif s’adresse à une catégorie bien définie d’enfants (fragilité dans les apprentissages uniquement liée à des facteurs d’ordre socio-culturel à l’exception de tout autre) qu’il est pertinent et atteint ses objectifs.

Pourquoi ne faites-vous pas appel à des bénévoles ?

Les animateurs des clubs Coup de Pouce Clé sont des professionnels formés, outillés et accompagnés par l’Association Coup de Pouce et rémunérés par les municipalités. L’expérience a montré que le recours au bénévolat, adapté à certains autres types d’action, était incompatible avec les caractéristiques qui garantissent l’efficacité du Coup de Pouce Clé.

En effet, la prise en charge d’un club Coup de Pouce Clé nécessite non seulement une formation, mais un investissement constant 4 soirs par semaine sur une période comprise entre 20 à 25 semaines - préparation et animation des séances, temps d’échange quotidien avec l’enseignant et avec les parents, participation aux réunions d’équipe -, ainsi que le respect strict d’un protocole et de méthodes qui garantissent son efficacité.

Il est difficilement envisageable de demander un tel niveau d’exigence à des bénévoles..

4 séances d’1h30 par semaine, n’est-ce pas trop ?

L’action du Coup de Pouce Clé reproduit ce qui se passe, chaque soir, dans de très nombreuses familles à la sortie de l’école : goûter, discussion, temps de devoir, jeux, écoute d’un conte, le tout dans un climat serein.

Le Coup de Pouce Clé ne refait pas "l’école après l’école". Il n’engendre pas de fatigue, mais crée une dynamique en offrant aux enfants qui y participent :
> la régularité et l’intensité du contact avec l’écrit ;
> la rencontre quotidienne avec un adulte autour d’activités ludiques et éducatives ;
> la mise en place de rituels comme celui de la lecture de la belle histoire en fin de séance ;
> des occasions multiples de réussite.

En outre, des études ont montré que les actions « massées » étaient plus efficaces auprès du public visé, justement parce qu’elles permettaient d’ancrer chez les enfants et les parents du Coup de Pouce Clé, des habitudes qui venaient modifier durablement leur relation à l’écrit.

Les parents se mobilisent-ils vraiment ?

Il est vrai que peu d’actions arrivent à mobiliser les parents, en particulier ceux qui sont les plus éloignés de l’école. Mais ce qui fait la spécificité du Coup de Pouce Clé, c’est la place des parents qui sont de véritables partenaires de l’action :
> ils sont volontaires pour participer au Coup de Pouce Clé, tout comme leur enfant ;
> ils signent un contrat en début d’année ;
> ils sont encouragés, tout au long de l’année, à échanger avec leur enfant sur ce qui s’est passé en classe ou dans le club ;
> Ils s’engagent à participer à une séance du club par trimestre et plus de 70 % assistent effectivement au moins à une séance dans l’année.

Les bilans de fin d’année montrent que la majorité d’entre eux étaient en attente de ce type d’aide pour mieux s’investir dans la scolarité de leur enfant.

Dans un article publié en janvier 2014 de la revue Dialogue, Françoise LORCERIE, directrice de recherche au CNRS, explique : "Une ligne constante de l’action publique en France, dans le cadre des ’politiques éducatives territorialisées’, a d’ailleurs été de tenter de faire évoluer les cultures familiales en les rapprochant de l’école, en suscitant des logiques familiales plus rentables scolairement. Mais peu d’actions entrant dans cette gamme s’avèrent aussi pertinentes à cet égard que le Coup de Pouce Clé. C’est que l’effet sur la culture familiale n’est pas ici une simple conséquence souhaitée de l’action, c’est très clairement un objectif des clubs Coup de Pouce Clé qui, visant à stimuler les enfants lors de l’entrée dans la lecture, proposent contractuellement aux parents une méthodologie précise, qui implique leur mobilisation quotidienne (aller rechercher son enfant, lui parler de ses activités de lecture et plus largement de ses activités scolaires, garder le contact avec l’animateur) et de temps à autre des visites dans les séances de Coup de Pouce Clé."

L’action n’est-elle pas trop coûteuse ?

Les clubs Coup de Pouce Clé se réunissent de la Toussaint aux grandes vacances, ce qui représente 80 à 100 séances dans l’année pour un volume total compris entre 120 et 150 heures d’accompagnement.

Le coût total pour la prise en charge annuelle d’un enfant au Coup de Pouce Clé s’élève environ à 1 500 €. A première vue, ce coût peut paraître élevé, mais ramené au volume d’heures correspondant, on aboutit à un coût horaire compris entre 10 € et 12,50 €.

De plus, ce qu’il faut regarder ce n’est pas uniquement le coût d’une action, mais son efficience, c’est-à-dire le rapport entre son coût et son efficacité. Le Coup de Pouce Clé est un investissement que l’on réalise une fois dans la vie d’un enfant : son coût est sans commune mesure avec celui du décrochage scolaire et d’une sortie du système scolaire sans qualification.

Un jeune qui quitte le système scolaire français sans qualification coûte à la société environ 230 000 euros de plus qu’un jeune diplômé au cours des quarante ans de sa vie active [1]. C’est 150 fois le coût de l’accompagnement d’un enfant au Coup de Pouce Clé.

Selon Agnès Audier, Associée du Boston Consulting Group, "30 années d’initiatives, en France et à l’étranger, nous renseignent sur les dispositifs les plus efficaces. Parmi les plus évidents :agir précocement, au moment où se forgent la confiance en soi, les capacités cognitives et les relations à l’apprentissage (…) puisqu’il est maintenant largement admis que le décrochage se joue au moins autant dans la famille qu’à l’école."

[1Etude du Boston Consulting Group pour le Ministère de l’Education nationale - novembre 2013